25.09.2007

Rubrique: Colère devant l'ignoble et un poème pour Mama Galledou

 Les tortionnaires de Mama vont êtres jugés. Tant mieux ! Ils sont mineurs. Triste pour eux ! Voilà ce qui arrive à des gamins laissés à eux-mêmes par des parents dépassés ou tout simplement laxistes. Des gamins qui continuent encore de traîner dans la cité. Des petits durs qui ne respectent plus rien depuis bien longtemps. Elevés dans la rue et par la rue. Pour la plupart, dans la haine de l’autre. Celui de la rue d’à côté, de la cité d’à côté, d’un regard. Des autorités, des flics, des institutions en général. Des gamins qui deviennent des voyous quasi analphabètes (quid de l’éducation nationale) et incultes aux parents qui n’oublient pas de toucher leurs diverses allocations sans trop se soucier de leur devenir ! Je suis dur ? Injuste ? Peut-être !

Mais je n’oublierai pas Mama !  Une gamine venue d’Afrique et de la Cité. Une brillante étudiante qui a vu sa vie partir dans les flammes brûlant sa chair par de jeunes demeurés qui ont trouvé drôle de mettre le feu à un Bus. Non je n’oublierai pas cette horreur ! C’est elle la victime. Certainement pas eux… Pourtant, de ci de là, des bonnes âmes commencent à faire entendre un discours d’apitoiement sur ces pauvres « jeunes » que la prison n’améliora pas! C’est sûrement vrai ! Si la prison fabriquait des anges on le saurait depuis longtemps! Néanmoins la question essentielle est de savoir si Mama doit vivre son infirmité et sa douleur permanente sans aucune compensation. Même pas celle de la justice. Dura lex, Sed lex.

Ces voyous doivent être condamnés sévèrement.  Pour l’exemple. Pour que d’autres voyous sachent qu’il existe des frontières à l’horreur ! La société le doit à Mama. Un jour ils seront libres. Mama ne le saura plus jamais 

______________________________

3dd545443dee3ae45200cb1a9c05efce.jpgUn poème écrit  pour Mama

Devant elle, une belle et douce vie

Des parents, une famille, des amies

Des études, et un amour sans doute

 Un doudou secret bien à l’écoute.

Des sourires, des promesses un baiser

Une rentrée habituelle et des pensées.

Un avenir s’ouvre. Il est effrayant.

Le bus ! Elle court, monte en riant

Son doudou d’amour qui l’attend

A moins que... Manque de temps,

Les études, la famille ou la maman

Et puis,

Du bruit, des cris et l’incendie

L’odeur acre, la peur, la nuit

L’essence, une allumette craquée

Elle s’enflamme. N’a pas compris.

Mama ne peut même pas pleurer.

Ses larmes sèchent dans le brasier

Elle n’est plus que souffrance désormais

Aujourd’hui et demain ? Une vie brûlée

Un corps en lambeaux. Une vie gâchée

Des fous lui ont tout arrachée.

Des malades l’ont assassinée.

Les excuses seront impuissantes,

Ne lui rendront pas son sourire.

Elles seront bien insuffisantes,

Devant le miroir de l’avenir.

Cet avenir sans précaution.

Cet avenir sans attention.

Ce monde roi de l’apparence

Où, pauvre Mama ne sera plus

Qu’une simple curiosité de  plus.

Devant elle, il y avait  une douce vie

Des parents, une famille, des amies

Des études, et un amour sans doute

Un doudou secret bien à l’écoute.

Des sourires, des promesses un baiser

Une rentrée habituelle et des pensées.

Et un avenir devenu si effrayant.

Gérard Brazon

Sur un tableau d'un peintre mexicain: Marine Brazôn

Ecrire un commentaire