22.09.2007
Poésie: Pour mes Amis des Antilles.
Un Peuple, une origine, une vérité

Vaincu, humilié et vendu par d’autres noirs
Je suis issu des larmes, de la sueur et du sang.
De la trahison et de la cupidité.
Mis en cage, transporté, fouetté, exploité !
Esclave au sang mêlé par le viol de blancs.
.
Vendus par d’autres noirs d’un autre continent,
J’ai forgé une langue, inventé d’autres chants.
Issu de joies cachées et de larmes de sang
Par mes reins épuisés sur une terre de blancs
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J’ai brisé mes chaînes ! Je me suis relevé !
Cette terre est mienne désormais ! Je suis antillais.
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Car mon sang abreuve tous les champs de canne,
Je me souviens des chants montant des cabanes
Pour conjurer les peurs, oublier les douleurs
Le fouet, les chaînes, les lendemains de labeur
Moi je suis noir ! Mes ancêtres étaient noirs
Je fus humiliés et vendus par d’autres noirs
Mis en cage, transporté, exploité, fouetté
Issu de la cupidité, de l’arrogant
Devenu sang mêlé par le viol des blancs.
.
J’ai brisé mes chaînes ! Je me suis relevé
Cette terre est mienne désormais ! Je suis Antillais !
Gérard Brazon
18:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poeme, poesie, ecriture, politique, UMP

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