06.09.2007

Rubrique: Idées

770149e31b559676f22d8931739e6c01.jpg L’Education nationale est malade. Malade de ses poncifs, malade de ses représentants qui, pendant 30 ans, ont voulut placer l’enfant et ses désirs au centre de tout. L’élève devenant l’apprenant en fonction des ses envies et le « professeur des écoles » (ex Maître d’école) le référant. L'adulte au service de l’enfant. Nous en connaissons désormais les résultats. 18% des gosses arrivent en sixième analphabète ou illettrés et donc quasiment incultes!

Le BAC est déconsidéré et le taux d’échec en première année de FAC avoisine les 50%. Les entreprises connaissent ces réalités et remontent de facto le niveau des diplômes. Avant le BAC était le must désormais le minima est le BTS soit 2ans après le BAC. A quoi sert le BAC ? A faire plaisir aux parents ? Aux élèves ?  Où aux démago politiques de la gauche bien pensante ?

Nicolas Sarkozy développe six thèmes pour l’école de demain.

La culture générale : (Ne pas confondre Platon avec Platini et savoir que la planète Foot n’existe pas dans la galaxie.)

Le collège unique : (Admettre que tous les enfants n’avancent pas à la même vitesse)

L’Autorité : (Repoussoir classique de la gauche bien pensante sauf pour les enfants de ceux-ci qui sont bien au chaud dans les écoles privés)

Les enseignants : (Mal aimés, mal payés et qui souvent font du bon boulot malgré la dictature de l’UIFM.)

Les Parents : (A qui il faudra bien redonner le droit de savoir, de comprendre et d’intervenir dans l’éducation de gosses. Ex : l’apprentissage de la lecture globale ou syllabique ? Actuellement des profs se foutent royalement des directives et continuent d’appliquer la globale sachant les dégâts sur l’apprentissage de la lecture)

Le fait religieux : (Oh combien primordial d’affirmer la laïcité de l’école. Je regrette même que cette laïcité n’aille pas jusqu’aux cantines scolaires ! Car actuellement, dans certains quartiers il est impossible pour un enfant chrétien, bouddhiste, hindouiste ou mêmes athées de manger une malheureuse tranche de jambon! On se demande pourquoi ?)

Bref, à ces six thèmes ce sont les mêmes qui critiquent et crient au scandale. Dont un sociologue très amusant ! Le professeur François Dubet (Figaro de ce jour). Pour cet éminent prof, « le président tient un discours électoral (sic) il a le mérite d’avoir perçu le malaise des enseignant (ouf) mais développe des intentions contradictoires. A savoir : « Comment par exemple prôner à la fois l’épanouissement de l’élève et le renforcement de l’autorité ? » (Comme s’il y avait une contradiction et une impossibilité rédhibitoire entre l’épanouissement de l’élève  et le fait qu’il soit bien élevé)

Plus loin : « Comment valoriser  le professionnel  et redonner une place centrale à la culture générale ? (Autrement dit, nous tombons dans le poncif habituel de la gauche bien pensante : Les travailleurs ne  sont que des bœufs incultes qu’il faut absolument instruire ! C’est la preuve pour ce «  sociologue » d’une grande méconnaissance du monde du travail !) Affaire à suivre…

Mais vous, qu’en pensez-vous ?

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