03.09.2007

Rubrique: Poésie

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 Sur un tableau de: Brita Seifert - Solitude egyptien

Présence, absence

Ses grands yeux s’ouvrent sur un monde inconnu

La lumière est forte, trop puissante et crue.

Jusqu’alors, il flottait et n’entendait qu’au loin.

Tout s’agite. Se bouscule. Il n’est pas bien.

Présence, naissance…

.

Oublier ce monde si doux. Chaud et liquide.

Cette voix aimante et sacrée qui lui parlait

Le rassurait tout doucement et lui chantait

Un monde tranquille mais un monde si vide.

Naissance, inconscience…  

.

Désormais, il aurait froid, il aurait faim à jamais.

Il lui faudra grandir, vivre un avenir.

Il lui faudra apprendre, comprendre. Aimer !

Détester aussi et peut-être même haïr.

Bon sens, distance

.

Il faudra qu’il marche. Allez de l’avant. Fuir !

Se battre aussi. Prendre le temps et réfléchir.

Aimera, détestera ce monde imposé.

Aimera la femme et en être aimé.

Adorera donner la vie à ce bébé

Présence, constance…

.

Puis, lors d’une simple journée, Il disparaîtra.

S’en ira comme s’en va l’été. Laissant ses fruits.

Et c’est un autre que lui qui les cueillera.

Ainsi va le temps passant. Ainsi va la vie.

Naissance, présence et puis, absence…

Gérard Brazon

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