03.08.2007

Souvenirs de vacances

La 921

Au bord de l’Eure et Loir, et ses plaines de blés.

La 921, de Chartres à  Illiers.

Des Champs  à pertes de vue. Au loin, les clochers

De villages se dressent encore comme des piquets

Vénérables et  témoins d’un temps dépassé.

D’énormes machines fauchent dans la poussière

Comme de grands insectes géants fantastiques,

Remplacant les femmes issue de la terre,

La faux des hommes pour un travail magnifique:

Récolter le blé! La mère de tous les pains.

J’imagine la fatigue dans les villages.

La rudesse, l’économie du langage.

Les regards qui en disent long comme les mains !

Habituées aux durs labeurs. Loin des citadins.

Et les regards secs mais francs et malins.

-

Le temps passé amenant la modernité.

A évacué cette marée paysanne.

Et les fêtes ont laissé place à la télé.

Restent les anciens sur la place qui flânent.

Et qui nous regardent passer. Déjà absents

De cet autre monde de ses nouveaux tourments.

-

Au bord de l’Eure et Loir et ses plaines de blés

La 921 de Chartres à Illiers.

Au-delà de Brou, il y a le Loir et Cher.

Les plaines se font collines aux arbres verts.

Les saisons ont les couleurs des arbres fruitiers.

Un autre monde, une autre identité.

C’est ici, dans un village, auprès d’un clocher,

Qui sonne les heures et demi-heures passées,

Que je retrouve tout ce que j’avais oublié.

Des odeurs fortes de la terre après la pluie.

Aux arbres escaladés pour cueillir les fruits.

Et les odeurs de la  confiture sucrées

-

La 921 de Chartres à Illiers.

Au-delà de Brou, il y a le Loir et Cher.

Les plaines se font collines aux arbres verts

Il y  fait si bon vivre ces moments d’été.

Gérard Brazon

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